Les habitudes sont la mort de l’âme.

Il y a quelques semaines, j’ai fait un des plus grands changements de ma vie adulte.

J’ai changé de continents, de culture, de mode de vie. J’ai laissé derrière des paysages grandioses, une clientèle fidèle et grandissante et des amis au coeur débordant d’amour.

Quelque chose m’appelait. Mon intuition m’a guidé. Bien que je ne comprenne pas encore complètement pourquoi je suis venue, j’ai fait confiance à ma petite voix intérieure, malgré l’énorme réticence que j’avais à cette idée. Après 24 ans passés en Amérique du Nord, je suis revenue vivre à Paris, auprès de ma famille d’origine.
Beaucoup de personnes ont été étonnées que je fasse cette transition si rapidement. En un mois et demi, j’avais fais examiné avec soin chacune de mes possessions, afin de ne garder que ce que j’aime vraiment, emballé mes affaires, quitté mon appartement et expédié mes colis de l’autre coté de l’Atlantique. J’ai aussi examiné, accueilli et dissous les émotions qui montaient au fur de ce processus, qui a été très émotionnel.
Puis je suis allée passer un autre mois et demi dans une maison de bois au bord d’un lac, afin de me laisser le temps d’être avec moi même, de me recentrer et d’accueillir toutes les émotions mixtes provoquées par ce bouleversement dans ma vie.

Lorsque je suis partie, j’ai été étonnée et touchée du nombre de personnes qui m’ont exprimé leur amour, au sens d’amitié profonde, de coeur à coeur.
Juste avant de partir, j’ai passé du temps avec une nouvelle amie de coeur, qui est enseignante à l’université et dirige une équipe de recherche sur le fonctionnement du cerveau et des émotions… exactement mon domaine de prédilection. Nos différentes perspectives s’enrichissent et se complètent.
Nous sommes restées jusqu’à des heures avancées de la nuit à discuter passionnément et à nous mettre en état de présence, faisant le ménage d’anciens schémas qui remontent à la nuit des temps. Nous pouvions sentir notre énergie s’accroître et une plus grande ouverture du coeur au fur et à mesure de ce nettoyage.
POURQUOI FAIRE LE TRI DE SES ÉMOTIONS RÉGULIÈREMENT?

Pour mieux comprendre, pensons au tri poussé de toutes mes affaires que j’ai fait juste avant de partir.

Lorsque l’on fait le tri et que l’on se débarrasse d’anciennes affaires que l’on ne gardait que par la force de l’habitude, on peut ressentir un bien-être, un calme, une ouverture. On a dispose de plus d’espace dans nos placards,dans notre lieu de vie.

Lorsque l’on s’accroche à ses possessions, on finit par avoir l’impression d’être assailli, étouffé, débordé, de crouler sous ses affaires. On n’arrive plus à trouver sa direction, un clair chemin de vie, car toutes les affaires non résolues (les choses à rapporter au magasin, à repriser, à donner) nous tiraillent inconsciemment et « bouffent notre énergie ».

On pense souvent que ce n’est pas grand chose, juste un souvenir, quelques papiers, quelques livres en trop… Mais cela s’accumule sans que l’on y prête attention et les conséquences sont lourdes.

Une de mes connaissances avait accumulé plus de 80 boites de souvenirs d’enfants, de papiers, de notes de cours, toutes soigneusement rangées hors de vue dans un placard bas tout le long de l’appartement. Il fallu plus de 2h et demi à 4 hommes pour sortir les cartons de l’appartement. Personne n’avait prêté attention au poids cumulé de toutes ces boites de papiers et de livres… De une à deux tonnes, soigneusement rangées et entassées dans une construction légère alors que l’architecte les avaient prévenus de faire attention au poids de leur possessions…

LES ÉMOTIONS NÉGATIVES S’ACCUMULENT… COMME LES MONTAGNES DE PAPIERS

C’est exactement la même chose avec nos émotions.

Si l’on examine régulièrement notre espace intérieur et que l’on fait le tri des habitudes de pensées ou d’émotions qui nous habitent, que l’on pardonne, qu’on laisse partir nos rancunes, peurs, habitudes d’évitement, etc. nous allons avoir de plus en plus d’espace intérieur, de plus en plus d’énergie de vie et un coeur débordant d’amour.

Si on ne fait pas de « travail sur soi » et que l’on nourrit ses habitudes de pensées, l’espace intérieur dont nous disposons devient de plus en plus étriqué. On continue à accumuler des évidences qui soutiennent un point de vue. C’est comme s’efforcer de garder un vêtement trop petit au fur et à mesure que l’on grandit ou grossit. Au bout d’un moment, on étouffe!

Cela se voit surtout chez nos aînés qui ont atteint un âge avancé : certains deviennent de plus en plus gentils et se bonifient avec l’âge. Ils ont appris à pardonner, à prendre responsabilité et à laisser partir les choses non essentielles.

D’autres s’aigrissent petit à petit, campent sur leurs points de vues, blâment et nourrissent des rancunes. Ils deviennent de plus en plus conservateurs en pensées et en habitudes.

LES HABITUDES SONT UNE DROGUE
Ma nouvelle amie chercheuse m’a expliqué que les habitudes de pensées ou d’action activent les mêmes zones du cerveau que les drogues. On devient « accro » à ses habitudes. C’est pour cela qu’il est généralement aussi difficiles d’en changer et pourquoi lorsque quelque chose vient les perturber, nous pouvons réagir avec colère et être sur la défensive.

Certaines habitudes sont utiles, car elle automatisent les tâches à accomplir et nous font gagner du temps. Nous n’avons pas besoin de penser pour se brosser les dents, ou passer un coup de fil. La séquence de geste est automatique.

LES HABITUDES SONT LA MORT DE L’ÂME
D’autres habitudes nous gardent dans des comportements automatiques néfastes, qui vont à l’encontre de notre bien-être. Cela peut être un comportement de fuite (déménager ou voyager sans cesse, ou éviter certaines personnes), un comportement combatif (se lancer dans le travail à corps perdu, dans l’activisme ou les polémiques) ou un comportement de paralysie ou déconnection (s’abrutir devant la télé, les jeux vidéos, procrastiner) etc.

En nous maintenant dans le cerveau de survie où ces comportements résident, nous nous empêchons d’évoluer et d’atteindre notre plein potentiel.

Nous avons aussi désappris à utiliser notre intuition pour nous guider. En faisant trop confiance à nos habitudes de pensées, ou même à un GPS, nous arrêtons de nous connecter à nous-même.

D’un point de vue scientifique, mon amie chercheuse m’a expliqué que les habitudes activent une partie du cerveau de survie (noyau caudé dans le complexe reptilien) et nous empêchent d’utiliser les cerveaux plus évolués dans ces moment là.

Nous devenons littéralement des zombies, obéissant aux commandes automatiques, sans avoir la possibilité de les questionner.

Nous avons en place des habitudes de comportement et de pensées qui constituent ce que l’on appelle « notre personnalité, » notre ego.

QUESTIONNEMENT ET PRISE DE CONSCIENCE SONT LE DÉBUT DE LA PRÉSENCE
Se remettre en cause et examiner ses points de vue nous permet de sortir des automatismes. En se mettant dans un état de présence et de connexion avec notre coeur, nous pouvons même dissoudre ces commandes automatiques (ou schéma de pensée).

En se libérant de ces habitudes, nous nous récupérons notre pouvoir intérieur et notre liberté d’action. De plus notre mental devient de plus en plus silencieux… quel bonheur de se débarrasser du dialogue intérieur qui commente chacune de nos actions! La paix s’installe et le coeur s’ouvre.

Si vous désirez savoir comment s’engager sur ce cheminement intérieur, Tamara offre un accompagnement personnalisé, au téléphone, par skype ou en personne.

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